mercredi 29 mars 2017

La Maine infestée de méduses

On observe un phénomène étrange actuellement du côté de Bouchemaine où plusieurs pêcheurs affirment avoir vu plusieurs bans de méduses bleues.

mardi 28 mars 2017

Angers: La piste de ski de bosses livrée avant Pâques















 Une piste de ski de bosses mêlant de la neige artificielle à un dérivé de la petrochimie destinée à l'entraînement d'un skieur professionnel ayant passé un contrat avec la ville d'Angers serait sur le point d'être achevée dans le plus grand secret. Longue de 175 m de longueur et comportant un ou plusieurs tremplins, elle suscite inquiétude et indignation auprès de riverains qui affirment ne pas avoir été informés de ce projet. ,  La municipalité ne confirme pas l'information.


lundi 27 mars 2017

Séquence nostalgie : la piscine de la Baumette






Un Angevin engage des (gros) travaux pour récupérer la médaille de baptême perdue par sa fille à la piscine de la Baumette


Parce qu'il ne pouvait se résoudre à la perte de la médaille de baptême de sa fille, un Angevin a décidé de prendre les choses en main et a planifié les travaux de recherche. Cette médaille avait été perdue à la piscine de la Baumette par sa fille lors d'une sortie scolaire et malgré les efforts des enseignants et du personnel, on n'avait pu retrouver l'objet.
Les recherches devraient se pousuivre quelques jours.

vendredi 30 décembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Christine, 51 ans, praticienne de la méthode Feldenkrais
Quand je suis en présence du public, je ne peux pas dire que je pense à quelque chose de particulier, au contraire, je me rends disponible à ce qui se passe pendant la séance. Je suis dans l'instant, dans l'observation, tournée vers les autres. Là, je ne pense à rien, je recherche la disponibilité nécessaire pour conduire un groupe.
Avant, il y a la phase de préparation des séances et là je pense certaines fois à une certaine personne en particulier, comment je vais pouvoir l'accompagner, pour lui permettre de découvrir de nouvelles choses. J'ai des images du squelette humain qui me viennent... d'une force qui se transmet au travers des os pendant ces phases d'exploration du mouvement .
Sinon je dois aussi remplir des tâches administratives et là j'ai hâte que cela se termine parce que ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus. Il s'agit de la comptabilité, de l'organisation, de la recherche de lieux pour pouvoir travailler. Tout cela me pèse et j'aimerais pouvoir m'en dégager pour avoir plus de temps, de disponibilité pour la recherche.

mardi 6 décembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Patrick, 53 ans, torréfacteur
En ce moment, je pense beaucoup à Noël parce que cela approche et qu'il y a pas mal de choses à faire. Donc quand je travaille et comme ce ce n'est pas un métier intellectuel de tout premier plan, j'arrive à penser aux commandes, aux préparations pour Noël, etc. Sinon il n'y a pas vraiment de pensées particulières. Il m'arrive de dériver facilement et alors là ce sont mes vacances ou au moment où je vais rentrer chez soi qui occupent mon esprit.

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Marie, 42 ans, conseillère principale d'éducation
Je pense beaucoup à ne pas oublier ce que je dois faire, à ce que je dois faire après. Je pense aussi beaucoup aux personnes avec qui je travaille qui ne vont pas bien et puis à ce que la vie réserve à certains élèves que je vois souvent au bureau. C'est surtout le rapport au temps qu'il faut gérer sans arrêt.

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Mardi après-midi, Jean-François, 53 ans, antiquaire spécialisé dans les civilisations anciennes et art tribal

Je pense beaucoup à mon travail.
Puisque je suis un prédateur né, je suis à la recherche d'objets dans le monde entier auprès de collections privées ou de personnes ayant eu des ancêtres qui ont été soit explorateurs, marins, religieux, militaires.
Je cherche des objets, ou à trouver des pistes. Toutes les solutions sont bonnes pour y arriver. Là, j'épluche un listing d'anciens coloniaux qui font partie d'une association d'anciens de Côte d'Ivoire, du Gabon et du Congo, donc j'ai 1800 adresses à travailler.
Mais je travaille aussi en me détendant puisque j'écoute de la musique.
J'ai la chance d'avoir un métier passion, je collectionne depuis plus de trente ans, il y a toujours dans l'acte d'achat une pulsion, de rétention de l'objet avant toute chose.
Vendre pour moi c'est une douleur.

mardi 29 novembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Mardi après-midi, Franz, 37 ans, conseiller financier

Je pense à mes clients, essentiellement à mes clients. A leur amener de la satisfaction, mais aussi leur faire découvrir des besoins qu'ils n'avaient pas obligatoirement imaginés parce que cela va dans le sens de l'entreprise. Leur apporter un questionnement qu'ils n'ont pas forcément seuls et après bien sûr répondre de la manière la plus efficace qui soit. Je suis cent pour cent tourné vers mon métier.

dimanche 27 novembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Vendredi soir, Claire, 48 ans, comédienne
Avant la représentation, je pense que j'ai mal au dos, mais que cela va être bien, que je n'aurai plus mal au dos dans une demi-heure et que c'est un métier contrasté sans milieu et uniquement fait d'excès.
Pendant la représentation, je ne pense pas, je suis complètement dedans, je suis dans ce qui se passe, du coup je suis dans le présent pile. C'est d'ailleurs pour ça que j'aime ce métier. Il y a un seul moment où je pense, c'est vers la fin. Je me dis "j'en suis déjà là".
Après la représentation, je pense que c'est trop court, je voudrais bien que la période de jeu dure plus longtemps. J'ai toujours l'impression que je vais trop vite, qu'il n'y a pas eu assez de silence, que décidément cela va trop vite. C'est toujours la même surprise.

jeudi 24 novembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Jeudi, Emmanuel, 53 ans, psychiatre

J'essaye de ne pas avoir trop de pensées parasites. Mon travail demande que je sois attentif à ce que les gens me disent. Donc j'essaye de ne pas être trop distrait. Cependant, j'ai souvent, quand même, la pensée traversée dans les bons jours par le livre que je vais retrouver le soir. C'est quelque chose qui m'aide à vivre quotidiennement. Quand j'ai un bon livre en cours j'ai une vraie joie et cela me traverse, cela ne prend pas beaucoup de temps dans ma tête, je voudrais rassurer mes patients, mais cela me donne de l'énergie. Et, quand je suis dans une période où je n'arrive pas vraiment à accrocher à la lecture, ou si le livre entamé n'est pas un livre que j'aime vraiment et que je n'ai pas hâte de le retrouver le soir eh bien c'est moins agréable.

lundi 21 novembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Lundi matin, Jean Paul, 61 ans, garagiste depuis 1980


On pense au travail, aux rendez-vous, à l'organisation, la satisfaction du client, à plein de choses
Aux problèmes mécaniques, aux solutions qu'il faut apporter, aux travaux à prévoir qui en découlent, aux commandes de pièces

vendredi 18 novembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Maxime, 23 ans, coiffeur

Je pense à faire du mieux possible mon travail
Embellir mes clients
Qu'ils ressortent du salon avec le sourire

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Henri, 40 piges, commerçant

que mes clients soient contents quand ils repartent de chez moi
s'ils font la gueule, je leur vends rien
s'ils ont le sourire, c'est que du bonheur
et je ne pousse jamais à la consommation
j'ai horreur de ça

jeudi 17 novembre 2011

A quoi pensent les Angevins quand ils travaillent?

Lucille, 40 ans, responsable de la librairie du musée des Beaux Arts


Comment vais-je faire pour satisfaire mes clients? Et accessoirement à mes prochaines vacances

Audrey, 32 ans, agent d'accueil au musée des Beaux Arts


A la chance que j'ai de travailler dans ce lieu
A ma responsable qu'il faut que je satisfasse sinon elle ne me rate pas donc j'ai la pression
Qu'il y ait du monde pour pouvoir communiquer avec l'extérieur

mardi 8 novembre 2011

Une journée à Istambul avec Duygu Demir violoncelliste


Lors d'un séjour à Istambul, l'artiste Thom R rencontra une violoncelliste des rues Duygu Demir qu'il filma avec son appareil photo. Un an plus tard, Thom R retrouve la jeune femme et son instrument pour une ballade dans la ville stambouliote.

Voici quelques images du film pour vous donner envie d'aller sur le site Vimeo et vous laisser bercer par ces deux artistes.
http://vimeo.com/26457106
http://thomfilm.net/news.html

samedi 15 janvier 2011

Qu'a derrière la tête Olivier de Sagazan? Ou le corps malmené au Quai



Le peintre, sculpteur et performeur Olivier de Sagazan, était hier au Quai à Angers pour une performance qui tient à la fois du spectacle vivant et des arts plastiques. Sur l'estrade, deux pots de peinture, deux seaux d'eau, un pot de terre glaise mélangée à du kaolin.
Puis l'artiste, en costume cravate, arrive et s'assied en tailleur. Il se concentre . Il lance quelques phrases, mélange de soliloque et d'imprécations et plonge les mains dans l'eau et la terre et commence par s'enduire le visage. L'opération de surmodelage débute.


Son œuvre, dans le prolongement de Francis Bacon, sublime la chair maudite par des déchaînements de matières : empâtements, engluements et dégagements. Les corps de Sagazan, rappellent ceux des tableaux de l'artiste anglais.


Pour Romain Verger, les tableaux d'Olivier de Sagazan sont d'une esthétique macabre, mais les corps, malmenés qu'ils sont, n’en dégagent pas moins une étonnante vitalité. En effet, ces êtres sont saturés de matière, pris en elle. Vivre, c’est éprouver cette pression déformante du monde sur soi, comme en témoignent selon Sagazan les œuvres de Greco ou de Bacon.
Certains textes de l'artiste sur la violence en art peuvent nous aider à comprendre sa démarche :

N’y a-t-il pas déjà suffisamment de violence dans la vie
pour que les artistes eux-mêmes la rendent explicite
dans leur création ?
Les images violentes exercent sur le public une attraction
indéniable… Il suffit de voir comment certaines scènes
horribles sont reprises en boucle par les télévisions
à un niveau planétaire, en garantissant un fort taux d’écoute
à leur diffuseur.
Notre propos n’est pas de réfléchir à ce stimulus ambigu
qui agite alors le spectateur devant de telles images,
mais de tenter de comprendre comment et pourquoi l’artiste
lui-même, s’aventure parfois dans ces territoires obscurs !


Car pour Olivier de Sagazan, peindre ou sculpter, c’est faire l’expérience d’un « corps à corps total ». On impose certes « des épreuves douloureuses » à l’objet mais on partage son martyre, non uniquement par compassion (« on a mal pour la sculpture ») mais en raison des douleurs posturales liées aux conditions de création elles-mêmes (« douleurs musculaires ou nerveuses plus ou moins aiguës », « tendinites » induites par « dissymétrie » : une main tient la palette l’autre le pinceau. La création s’apparente bien à un supplice. Pas de montée en chair sans cela : « Le squelette de ferraille est ajusté à l’aide de toutes sortes d’instruments de torture : chalumeau, fer à souder, pinces ».

Un objet, plus précisément un sujet, concentre les attaques de certains artistes : le "visage", la "face", le "portrait", la "figure", selon les contextes, les registres où il/elle apparaît. Chacune de ces expressions suscite une dimension – l’apparence, la frontalité, l’identité, l’intangibilité de la forme – que vise ce geste commun à tous ces artistes, que j’ai choisi d’appeler défiguration. Défigurer, c’est percer le voile des apparences, affronter la personne en arrachant son masque, découvrir l’identité, déformer pour mieux connaître et sentir.


Lorsqu’il se livre à ses performances, Olivier de Sagazan se décrit comme « un hippopotame métaphysique qui se roule dans sa boue purificatrice ».

L'exposition Olivier de Sagazan est visible à la Galerie 5 de la bibliothèque universitaire rue Lenôtre à Angers du 14 janvier au 26 février 2010

Pour en savoir plus:
Le site de l'artiste:
http://nefdesfous.free.fr/index.htm
et un lien vers un blog où vous trouverez des textes de Romain Verger et plusieurs vidéos des performances d'olivier de Sagazan.

http://membrane.tumblr.com/post/166394368/olivier-de-sagazan-carnets-datelier-n-14

vendredi 19 novembre 2010

Caché le tram derrière quoi?

A Angers, le tram se cache encore. Ici, au centre de maintenance
Ce qui fait la joie des vélos, encore que... rouler sur l'herbe mouillée
Ou des piétons, comme ici sur le pont Confluences (c'est son nom, va falloir s'y faire)
Bon, il reste du boulot encore mais l'inauguration aura lieu en juin 2011




mardi 9 novembre 2010

Vu-pas-vu, derrière la tête des Loriot-Mélia


Tati, Mélies, Bosch, Brueghel, Gustave Doré, Buster keaton, Tex Avery et sûrement encore bien d'autres, s'invitent sous le crâne de François Loriot et Chantal Mélia pour nous donner une exposition d'un genre nouveau au musée des Beaux Arts d'Angers entre la fête foraine, le lunapark, le théâtre et le cabinet privé.
A partir d'un assemblage faussement chaotique, ils introduisent la lumière et font naître une image. Ce bric-à- brac organisé est associé à de savants dispositifs se joue de notre raison . Ainsi l'image obtenue semble ne procéder de rien, surgissant comme par miracle.
http://www.dailymotion.com/video/xfhpd7_exposition-loriot-melia-les-rengorges-2008_creation
http://www.loriotmelia.com/oeuvres.html

lundi 23 août 2010

Qu'avaient donc derrière la tête les artistes quand ils ont coulé leur bronze à la mode burkinabé?

Une , deux, trois coulées de bronze à Charcé Saint Ellier le week end dernier. Sous l'autorité du burkinabé Baba et Pépito. Aperçu et tentatives d'explication.









D'abord le feu, la chaleur. Le foyer est enterré, on ne voit pas le fourneau ni le creuset qui reçoit l'alliage en fusion. Un ventilateur attise le feu permettant d'atteindre 1200, 1300 degrés.


L'alliage est constitué principalement de cuivre, un peu d'étain et de zinc.

Le charbon est dessous, sur les côtés mais aussi dessus pour obtenir la chaleur désirée. Les scories et autres déchets sont ensuite facilement retirés de l'alliage car plus légers, ils flottent.


Pendant ce temps-là, les moules qui vont recevoir l'alliage en fusion sont cuits au feu de bois. Les artistes ont d'abord façonné leurs oeuvres dans de la cire puis celle-ci est recouverte d'une première couche de terre qui épouse au plus près la cire. Ensuite il ya une deuxième et troisième couche de terre armée de fer pour maintenir le tout.


On ménage un orifice au dessus pour couler le bronze. Mais avant cette cuisson, il a fallu faire fondre la cire pour obtenir un moule en creux.

Le travail est collectif. On voit Baba verser le bronze aidé d'une assistante qui enlève les scories. Deux autres assistants disposent les moules apportés par Pépito.

Il faut qu'ils soient debouts et droits et surtout très chauds pour ne pas subir de choc thermique et éclater lorsqu'ils reçoivent l'alliage en fusion.


Après la nuit commence l'opération de démoulage, au marteau d'abord pour enlever le plus gros.



Ensuite à l'aide de petits pics fins on enlève la terre cuite collée au métal.


Vient ensuite l'étape de ponçage et polissage.

Quelques œuvres.

Ce pendentif a été obtenu à l'aide d'une autre technique puisque le moule était un os de sèche que l'on a divisé en deux, puis creusé avant d'être assemblé.


Pour finir je vous conseille d'aller visiter le site du photographe Jean François Rabillon
http://www.rabillon.com/actu.htm
Les photos sont superbes.