jeudi 5 novembre 2009

Qu'a donc derrière la tête Eric Besson en lançant son grand débat sur l'identité nationale?



Certains n'ont pu s'empêcher de remarquer que la dernière initiative d'Eric Besson -le « grand débat » sur l'identité nationale- avait des fins électoralistes arguant que la date prévue pour la conclusion de cette série de causeries -fin janvier- tombait pile-poil avant le démarrage de la campagne UMP pour les régionales. D'autres jugent que c'est le moment d'aborder cette question jamais débattue en France.
Je vous propose deux articles pour avoir un avis plus éclairé.



Le premier, rédigé par l'historien Daniel Teysseire, provient de Rue89 et s'intitule :

Identité nationale figée ou Nation ouverte et généreuse ?

Sur cette question, ne convient-il pas de commencer par le commencement, c'est-à-dire par une généalogie ; bref : par l'histoire. D'aussi loin que l'on remonte dans l'existence de la France, au regnum francorum (le royaume des francs), on a un pays composite. Composite ethniquement ; composite linguistiquement ; composite culturellement.

Lire la suite sur:
http://www.rue89.com/2009/10/31/a-lidentite-nationale-figee-preferons-la-nation-ouverte-et-genereuse-124087

Le second est écrit par le journaliste suisse Sylvain Besson, correspondant en France pour le journal "Le Temps" et a pour titre :
Identité nationale: les leçons de la comparaison Suisse-France.


On ne peut que sourire devant la nouvelle offensive décrétée par le gouvernement français sur "l'identité nationale". Croit-il vraiment qu'une série de colloque dans les préfectures convertira les gamins de banlieue aux "valeurs républicaines"? En quatre ans de correspondance, je n'ai pas rencontré un seul Français capable de m'expliquer en quoi elles distinguaient leur pays de n'importe quelle autre démocratie.

Cela dit, quelques indicateurs informels suggèrent qu'il y a bien un trouble identitaire en France. Le plus sûr selon moi est le nombre de drapeaux dans les jardinets. En Suisse et aux Etats-Unis, c'est énorme: pas une zone villa où ne pullulent les étendards patriotiques (en Suisse, on peut encore raffiner en plantant le drapeau de son canton, pour montrer qu'on est un vieux-patriote, comme il y a des vieux-croyants dans l'église orthodoxe russe).

En France, en revanche, qu'on me détrompe, mais je vois beaucoup moins de signes spontanés de fierté nationale. A la place, une avalanche de commémorations étatiques, avec la Marseillaise chantée devant le monument aux morts le 11 novembre et le 8 mai. C'est historique, officiel, scolaire. En Suisse, je ne me souviens pas de la moindre heure consacrée à "l'identité nationale" ou quoi que ce soit d'approchant (l'instruction civique est plutôt une sorte de cours de droit constitutionnel à l'usage des enfants). Et pourtant Dieu sait si les Helvètes sont, à leur manière, chauvins.

Lire la suite sur : http://letemps.blogs.com/paris/




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